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Pour la quinzième étape, nous devons relier Bratislava, où nous attend Katarina (que tout Clermont connaît !). Cette jeune Slovaque était à Clermont l'an dernier pour ses études. Aujourd'hui, elle travaille à Bratislava, chez Carrefour. Une belle image de l'implantation des entreprises occidentales dans le marché des pays de l'est ! Nous n'avons pas été réveillé par notre voisin ce matin. Il avait changé l'orientation de sa tente avant de dormir. Peut-être que le fait d'avoir la tête au nord lui facilite la respiration… Allez savoir.
Nous nous levons à 7h00. Le temps de tout ranger (notre nouvelle demeure prend plus de temps à plier) et de prendre le petit déjeuner, on est prêt à 9h00 pour décoller en direction de l'Autriche, puis de la Slovaquie.
Sur notre chemin, nous croisons énormément d'éoliennes. Plusieurs champs composés de dizaines de ces énormes moulins à vent futuristes attirent notre attention tout au long du parcours, jusqu'à la frontière slovaque. Ces structures sont présentes tout autour de la capitale autrichienne. Nous ne savons pas si elles suffisent à la consommation de cette ville, mais elles doivent y contribuer très fortement. Le parc d'éoliennes autrichien est très impressionnant. Ce mode de production d'énergie représente à l'évidence l'avenir d'un monde plus propre. Beaucoup plus rassurant que les centrales nucléaires, elles ne représentent pas de véritables armes de destruction massive (une douzaine de réacteurs nucléaires du même modèle que Tchernobyl, sont encore en fonctionnement… Une petite erreur de manipulation, et on n'a plus qu'à espérer qu'il n'y ait pas trop de vent…). Ceux qui sont contre les éoliennes vous diront que " c'est pas beau et ça fait du bruit "… Etant tous les deux des " écolos modérés ", nous vous dirons que dans une plaine où rien n'est vraiment très beau, ces grandes hélices ne sont pas du tout choquantes, bien au contraire ; dans un cadre plus esthétique, nous sommes persuadés qu'elles sont très faciles à intégrer. Pour ce qui est des nuisances sonores, un léger bruit de turbine vous chatouille les oreilles lorsque vous êtes au pied et que vous y prêtez attention : nous avons été surpris de constater leur discrétion, malgré le vent très présent. Les lignes de haute tension sont bien plus bruyantes. L'électricité éolienne viendra donc, de plus en plus, éclairer nos ampoules et allumer notre télévision. C'est du moins ce que nous devons espérer et favoriser, pour que nos enfants ne nous fassent pas trop culpabiliser d'avoir " inventé " la lumière et la télévision (pour cette dernière, il faudra également penser à diminuer considérablement la pollution engendrée sur nos cellules grises, en proposant des programmes un peu moins abrutissants. Mais ça, c'est un tout autre problème, qui semble encore plus difficile à résoudre…). Mais un monde plus propre doit en premier lieu se construire sur une baisse importante de la consommation d'énergie. Regardons autour de nous et chez nous… le gaspillage est roi, à commencer par les villes, grandes consommatrices de lumière inutile. Curitiba, au Brésil, serait peut-être l'exemple à suivre en matière de baisse d'utilisation d'énergie urbaine...
Bien sûr, pour faire tourner ces éoliennes, il faut du vent ! On a lutté contre un vent de face violent, surtout en fin de parcours lorsque l'on se dirigeait en direction de l'est. On espère que l'on retrouvera le même vent d'ici deux semaines, lorsque nous nous dirigerons vers l'ouest. S'il pouvait nous pousser jusqu'à Amsterdam, on ne lui en voudrait pas ! Mais aujourd'hui il nous a plutôt freinés sur la moitié des 126 kilomètres de la journée. Nous les avons tout de même parcourus en 5 heures. Il s'agissait d'un vent d'est /sud-est. Il nous a bien aidés au début, d'où cette bonne moyenne.
Mis à part ces éoliennes, les paysages que nous avons traversés sont encore très monotones. Nous avons cependant vu quelques vignes en nous approchant de la Slovaquie, avec des caves particulières à proximité des routes. Elles nous invitent à la dégustation, mais Katarina nous attend, alors on file ! Cela fait plusieurs jours que nous n'avons pas vu de montagnes. La Hongrie est composée à 70 % de plaine. Le point culminant, le Mont Kékes, dans le massif de la Matra, atteint péniblement les 1 015 mètres d'altitude. Nous n'avons fait que quelques kilomètres en Autriche, qui est un pays bien plus montagneux. Mais nous nous dirigeons à présent en direction des Tatras, qui servent de frontière entre la Pologne et la Slovaquie. Les prochaines étapes seront donc plus montagneuses, enfin !
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