Retrouvez le récit de ce voyage à vélo en Nouvelle-Zélande dans le livre 134 pages dont 8 de photos couleur. Prix public : 12 euros. |
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Magnifique Taranaki !!
Nous avons quitté nos hôtes tôt ce matin, à 8h00. Ils doivent aller bosser, et nous aussi, ça tombe bien ! Aujourd'hui, nous décidons de faire le Tour du Mont Taranaki (Mont Egmont) malgré les nuages très présents. Ici, le temps change très rapidement, et on a espoir de voir cette fameuse montagne... De nombreuses rivières descendent du Taranaki, rivières qu'il nous faut traverser. En langage cycliste, cela veut dire que le relief est, encore une fois, très casse-pattes ! On doit descendre au niveau des rivières, puis remonter, puis redescendre, puis remonter... On le savait avant de commencer la journée, mais les montées semblent de plus en plus dures !
Le Mont Taranaki joue à cache-cache avec les nuages pendant plusieurs heures. Parfois, il nous laisse le temps de voir son sommet, avant de disparaître de nouveau derrière un épais nuage. Ces moments nous donnent espoir de le voir, et cet espoir se retrouve emporté par les nuages...
Mais à force de persévérance, nous gagnons à ce petit jeu ! Enfin, un ciel bleu apparaît derrière les nuages, et ce magnifique volcan nous apparaît. On est aux anges !! Ce volcan est parfait, comme je me l'étais imaginé dans les plus beaux de mes rêves ! Alors, on fait une séance photo au pied de ce géant. Je m'imaginais avant de partir prendre une photo de moi roulant sur un chemin avec tous mes bagages et un énorme volcan derrière... Ce rêve est devenu réalité !!
La suite de la matinée est magique. Nous continuons de longer ce volcan, toujours harcelés par les montées et descentes. Mais notre regard ne cesse de se porter à notre gauche. Le jeu de lumière effectué par les nuages le rend à chaque coup de pédale différent...
Après 70 kilomètres, nous arrivons finalement à Stratford. Nous y étions hier et il nous était impossible d'y voir le Taranaki. Mais cette fois-ci, il est bien là. C'est incroyable de penser que les nuages avaient réussi à cacher une telle montagne... Nous faisons une petite pause toilettes, actualisons le site, puis allons acheter le journal. Je demande au gérant du magasin de journaux de photocopier la deuxième page du "Daily News".
- Mais... c'est vous ?!!
- Eh oui, c'est moi !
La photo est sympa et le texte correspond à ce que j'ai dit, donc c'est plutôt une bonne nouvelle ! Je repars avec le journal sous le bras.
Après Stratford, nous continuons sur la route numéro 43, la "forgotten World Highway". Cette route s'annonce magnifique. Tina la connaît déjà puisqu'elle l'a déjà parcourue en voiture. Malheureusement, il faisait un temps de chien lorsqu'elle y est allée, et espère que ce sera mieux cette fois-ci. Tout de suite, ça s'annonce plutôt bien. Nous donnons donc nos premiers coups de pédale sur cette route, alors que le Taranaki nous observe nous éloigner.
Avant, sur cette route, de nombreux paysans s'étaient installés, construisant des fermes et villages. De ce peuplement, il ne reste que cette route et des ruines. Beaucoup de fermes tombent en lambeaux, déchiquetées par le temps, abandonnés par la population dans une partie de la Nouvelle-Zélande très reculée. Un panneau nous indique qu'il n'y aura pas de ravitaillement en essence possible lors des 150 prochains kilomètres. On ne se sent pas trop concernés par cet avertissement.
Peu à peu, la circulation se fait de moins en moins dense. Seules les vaches et brebis nous regardent passer, dans une campagne verte et vallonée. Nous nous étions renseigné avant de partir sur les possibilités d'hébergement sur cette route. On nous avait promis un grand camping avec plein de cabines à Te Wera. Arrivés au panneau, il n'y a strictement rien... On continue un kilomètre, toujours rien...
Alors je commence à regarder à droite et à gauche pour voir où on pourrait planter la tente, sachant que le prochain camping est à 30 kilomètres, et qu'il est déjà 18h00. Mais finalement le camping nous apparaît. Magnifique !! Mais il n'y a personne... Toutes les cabines sont ouvertes. On s'installe alors là où il y a tout pour cuisiner. On a alors pédalé 111 kilomètres en 6h50 minutes. Après une bonne douche et un bon repas, les patrons arrivent finalement. Ils ne nous ont pas vu alors, nous allons les voir et payons notre dû. Ca se passe souvent comme ça en Nouvelle-Zélande. Souvent les gérants de backpakers sont des paysans. Alors ils ne sont pas toujours sur place. Ils laissent juste un l mot disant de s'installer. C'est ce qu'on a fait !
Cette journée était magnifique. On a pris notre temps autour du Taranaki, puis rejoint tranquillement Te Wera sur une route d'une tranquillité très agréable après notre séjour sur la grande route entre Wanganui et New Plymouth. Nous avons dû rouler doucement à cause des problèmes de genoux. Cette fois-ci, ce ne sont pas les miens qui crient douleur, mais ceux de Tina. Elle a vraiment roulé très très vite lors de la première étape, ignorant complètement la grande montée qui l'a conduit à National Park. Alors forcément, la mécanique n'a pas aimé. Ca me rappelle quelqu'un...! En Nouvelle Zélande, là où le vélo passe, les genoux trépassent !
La journée de demain s'annonce difficile avec 120 kilomètres à faire pour rejoindre Taumarunui. Ces 120 kilomètres seront ponctués de jolies montées, comme on les aime...! A suivre !
Etape précédente : Hawera - New Plymouth Etape suivante : Te Wera - Taumaranui
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