Julien Leblay...
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Tour des Balkans et Roumanie à vélo


Serbie - Kosovo - Albanie - Macédoine Bulgarie et Roumanie


Jour 17. Stip - Rilski Monastri
De retour en Union européenne

Pance se lève à 5h00 pour m'accompagner jusqu'a la sortie de la ville. Je le quitte en le remerciant pour son hospitalité. La nuit a été réparatrice et j'ai passé une très bonne soirée en sa compagnie. Merci pour tout Pance. Lorsque les macédoniens pourront voyager plus simplement que maintenant, alors j'espère pouvoir te recevoir en France !

La route est plane jusqu'a Delcevo. A partir de la je dois traverser une montagne pour aller en Bulgarie. Durant les 10 Km de montée, aucune voiture ne me double. Non pas que je roule trop vite, mais en fait depuis l'entrée dans l'union européenne de la Bulgarie, les macédoniens ne peuvent y aller car ils doivent obtenir un visa qu'il leur est plus difficile d'obtenir. Ainsi, peu de macédoniens n'utilisent cette route alors qu'elle était très fréquente jusqu'a il y a quelques mois.

Après 66 Km j'arrive à la frontière. La Macédoine se termine ici pour moi. Je retiendrai de ce pays la chaleur épouvantable qui m'a accompagne durant tout mon parcours. En revanche, je ne retiendrai pas grand- chose des paysages, rendus plats et fades par un ciel blanchi par la chaleur. De même, j'aurai rencontre plus d'albanais que de macédoniens ce qui fausse l'image du pays. Cependant je retiendrai qu'ici comme ailleurs dans les Balkans, il existe des problèmes profonds avec les voisins, l'Albanie en particulier. Jordanka m'expliquait qu'il y avait eu un conflit en 2002 ou 2003. Des albanais venus du Kosovo sont rentres en conflits avec les macédoniens habitants dans les villages albanais. Ce conflit a fait de nombreux morts, et le but était de demander plus de droits aux albanais vivant en Macédoine. De même, Pance a confirme ces propos en disant que le problème était de taille entre les deux communautés, et il ne semble pas les aimer. Ainsi va la vie dans les Balkans, ou il n'est pas bon être le voisin de son voisin...

J'atteins facilement la ville de Blagoevgrad et m'y restaure comme à mon habitude durant l'après midi. Un bulgare rencontré me dit que je trouverai ou dormir au Monastère de Rila, à 35 Km de là. J'ai déjà plus de 100 Km dans les jambes, l'idée ne m'enchante guère. Il rajoute que je serai impressionné par ce monastère, classé a l'Unesco et étant le plus beau de Bulgarie selon lui. Il ajoute que la route est plate pour y aller. Ce dernier argument me décide à m'y rendre. Je quitte donc Blagoevgrad à 16h00 et me dirige vers ce monastère avec sérénité.

Avant de pouvoir m'étonner de la beauté du monastère, je m'étonne du mauvais jugement de la pente de mon guide bulgare. La route s'élève sur plus de 20 kilomètres pour rejoindre le monastère ! La pente n'est pas trop forte, mais parvient à atteindre mon moral d'une façon non négligeable. J'en suis presqu’à me dire de planter ma tente avant le monastère, au diable les orthodoxes !

J'y parviens cependant à 19h00 (la Bulgarie à une heure d'avance par rapport à la France). Le Monastère est de taille en effet. Planté au centre d'une large place l'édifice massue érige vers le ciel 3 dômes. Les murs sont joliment décorés par des peintures religieuses. Autour, la cour est entourée par des appartements sur 3 étages.

A l'entrée, un moine me fait comprendre que je ne suis pas habillé décemment. Ma tenue de cycliste ne lui convient pas. Je regarde autour de moi les touristes venus admirer l'oeuvre. Les moines s'emblent avoir plus de tolérance envers les demoiselles légèrement vêtues de simple mini jupe... Soit, la religion perd certaines de ses valeurs les plus nobles...

Je rencontre une famille française venue de Chambéry en camping car. Nous discutons des Balkans et ils m'expliquent que la Serbie ne les a guère enchanté. Seul le père a son passeport, alors que ses deux enfants et sa femme n'en ont pas. Ainsi, la traversée de la Serbie leur a coûté 65 euros par personne pour obtenir le visa. Vu comme ça, je comprends qu'il n’a pas ressenti de la même manière l'accueil chaleureux que j'avais reçu l'an passé ! Nous nous quittons rapidement car la nuit tombe et il me faut préparer mes pâtes. Je redescends quelques kilomètres et plante ma tente au pied d'une maison en ruine. Je passerai la nuit ici, seulement dérangé par une vache venant brouter quelques brins d'herbe, et secouant sa cloche durant tout le repas. Que les vaches en mettent du temps à manger, surtout à 1 heure du matin !


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