Retrouvez le récit de ce voyage à vélo dans les Balkans dans le livre 244 pages dont 10 de photos couleur. Prix public : 15 euros. |
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Me voilà de retour à Dubrovnik, après une petite étape très tranquille, avec seulement une petite montée et 43 kilomètres Le dernier village avant de passer la frontière est complètement en ruine. Un village fantôme. Sur la route également quelques traces d'obus sont visibles. Etrange sensation a seulement 10 kilomètres de Dubrovnik... En bas de la descente, je rencontre un cyclo polonais. Josef est très croyant et se dirige à Jérusalem. Son vélo n'a que 5 vitesses mais elles ne marchent plus... Il se dirige vers le Monténégro Je lui conseille de réparer sa monture avant d'attaquer la terrible montée au dessus de Kotor, ainsi que les 60 kilomètres de montées le long de la rivière Mocera. Il part un peu déprimé à l'idée de grimper toutes ces cotes du Monténégro...
Arrive à Dubrovnik, je me dirige vers l'école de Kupari où m'attendent toute l'équipe de la croix rouge. Ils organisent une collecte de sang tous les 4 mois ici. Je n'ai encore jamais vu une collecte comme celle ci. Tout le monde rigole, se prend dans les bras. Ambiance bon enfant. Helena, une donneuse de sang, me dit qu'elle aime bien venir ici avec ses amis pour s'amuser, pour se divertir. Bref, une superbe collecte de sang avec des gens gais et généreux, et dont la plupart dont jeunes.
Des journalistes de la télévision nationale nous rejoignent. Encore une fois mon passage en Croatie est fortement médiatisé. Je tiens à remercier encore Tanja de Zagreb et toute équipe de la croix rouge pour avoir organisée cette journée médiatique Apres l'interview, direction le restaurant. Tous les donneurs sont invites à partager un déjeuner copieux avec équipe de la croix rouge. Bref, ici on prend soin de ses donneurs de sang comme jamais je ne l'ai encore vu.
Je les quitterai vers 14h00 pour aller me doucher et m;'installer au camping de Kupari, qui m'est offert par la Croix rouge. Puis je rejoindrai Antun et deux de ses amis, pour une longue fin de journée Antun lance très rapidement la discussion sur les Serbes. Il ne les aime pas. Il avait 14 ans lorsque les Serbes ont attaque Dubrovnik, ville appelée aussi "Libertas". Il a du fuir sa ville, chassée par les Serbes. Le temps de boire six bières il m'expliquera pourquoi il n'aime pas cette nation. Je lui explique aussi mon point de vue, complètement diffèrent. Nous nous comprenons mutuellement. De mon cote j'ai été fabuleusement bien accueilli par tous les serbes rencontres. De son côté, il a connu la guerre, et les Serbes ont été ses ennemis. Je me rends alors compte que la fraternité entre ces deux peuples n'est pas pour demain. Je reprendrai la phrase de ce croate rencontre a Osijek, qui me disait qu'il faut à un peuple plusieurs génération pour reconstruire ce que les politiques ont détruit en une journée... Alors peut être que les petits enfants de Antun aimeront les Serbes, comme moi j'aime les allemands.
Durant les quatre autres bières nous parlons de notre vie respective, de ce qui nous occupe, etc. Enfin, les deux dernières bières vont me décider à rentrer au camping. Mais dans quel état... Impossible de conduire le vélo. Antun m'accompagnera jusqu'au camping. Malgré la tente qui tourne je passe une bonne nuit. Voila comment s'est passé cette journée...
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