Jour 9. Gramsh - Korce.
La Macédoine à portée de vue !
Perrenjas est le premier village que nous traversons. A l'image d'Elbasan, il est sinistre. Une odeur d'huile, de brûlé et de gaz d'échappements nous suit le long de la traversée. Les bâtiments sont en décrépitude. Le village suivant, je l'appellerai "Lavazh Auto" (lavage auto). Sur quelques dizaines de mètres, plus de dix lavages auto en pleine activité. L'eau coule a flôt, qu'il y ait des voitures à laver ou pas. Alors que les femmes gardent les vaches, les hommes s'affairent à faire briller leur mercedes. Comme je vous le disais, chacun a son rôle ici... En tous les cas, le gaspillage d'eau est roi, alors que parallèlement ils ont des restrictions d'électricité pour faire face au niveau très bas de leurs lacs hydroélectriques.
Après ce village, le route s'élève d'avantage. Pour preuve, les panneaux indiquant 10%. Jusque là, toutes les montées étaient annoncées avec un pourcentage a 7%. Nous pensions qu'au dessous de 7%, il n'y avait pas de panneau, et qu'à partir d'une pente estimée suffisante, ils mettaient un panneau indiquant une pente allant de 7% à l’infini. Erreur ! Lorsque ça monte vraiment trop, elles sont annoncées à 10%. Celle ci doit en faire plus... Le tout est de savoir qu'elle est la tranche suivante pour avoir une fourchette plus ou moins précise..
Nous sommes au sommet à 8h00 après un effort difficile. ce sont des dizaines de bunkers qui nous accueillent veillant sur le lac d'ohrid qui symbolise en contrebas la frontière avec la Macédoine .l'expression"pousser comme des champignons" est on ne peut plus appropriée, tant pour leur nombre que pour leur forme.
Le lac d'Ohrid est situé à une altitude d'environ 1000 mètres. L'eau y est fraîche et claire. Nous nous arrêtons dans un café à Piskupat, ou le patron est a nos petits soins. L'ambiance y est relaxante. Les pécheurs sont sur le départ. Ils quittent le rivage en quelques coups de pagaie. Leur barque bleue ou jaune s'enfuit ensuite rapidement, pousse par le moteur. Ils vendront plus tard le fruit de leurs files sur les bords de route... De nombreux bateaux restent encore là, gentiment balancés par les vaguelettes du lac. Des saules pleureurs apportent de l'ombre et de la verdure à cet havre de paix faisant face à la Macédoine, notre prochain pays.
Nous passons de longues minutes a regarder les libellules, les oiseaux, les pécheurs. La journée s'annonce tranquille en matière de pédalage. A 9h00, il ne nous reste que 15 Km pour rejoindre Pogradec. C'est de la que je vous écris tout de suite. Nous resterons ici jusqu'a 18h00 avant de repartir en direction de Korce ou la croix rouge nous attend demain matin.
A bientôt donc pour la fin de l'Albanie,un pays qui me laissera une impression mitigée du fait du nord très pauvre et peu sur, et du reste du pays très calme, charmant, sympathique, mais toujours très pauvre. L'Albanie reste le pays le plus pauvre d'Europe, et cela peut se voir sur la quasi totalité du territoire. Cependant il possède un potentiel, touristique notamment, intéressant. Ce sont des bâtisseurs, ils sont sur la voie de la reconstruction économique à en croire les énormes travaux qu'ils entreprennent ici ou là...
J'essaye de revenir vous voir à Korce !
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