entrée au Kosovo
Aujourd'hui nous continuons notre course vers le sud. Nous sommes dans une Serbie bien plus pauvre que le nord (Voivodine notamment). Ici, aucun signe de richesse n’est visible. Les rivières sont nauséabondes, les poubelles inexistantes ou pleines depuis des années, les maisons n'affichent aucune couleur ni apparats, beaucoup sont partiellement construites. Un ami Serbe de Catherine nous avait dit que nous nous dirigions vers la partie la plus pauvre de Serbie. Cela se lit partout, dans les regards, les visages, les maisons et bien sûr les voitures.
De Blace ne ressort aucune gaîté apparente. Celle ci ne vient qu'une fois assis à une table d'un café. Le sourire du patron, accueillant et complaisant devant notre serbe inexistant, la musique dynamique qui ressort de ses hauts parleurs. Avec notre thé et café, on regarde défiler des gens sans sourire.
Le barman est surpris lorsque je lui demande un café (thé). C'est quoi ces mecs qui ne boivent pas de thé à 9h00 du matin a-t-il l'air de penser ! Il fait 18 degrés lorsque nous quittons le bar. La chaleur a nettement diminué, pour notre plus grand bonheur. Un vendeur de cuvettes fait le tour des commerces pour vendre ses produits. Bleu, rouge, grandes, petites, trouées, il y en a pour tous les goûts et il semble trouver quelques clients. L'effet café sur Sophie est impressionnant. Alors qu'hier elle était épuisée en arrivant à Krusevac, elle a avalé un café puis les 30 Km suivants sans problème. Ici c'est la même chose. La petite montée à la sortie de Blace est passée inaperçu.
Il est 9h00, la traite est terminée. Le paysan laisse ses deux bidons de lait le long de la route pour le laitier et s'en va mener ses vaches au pré. Ils les attachent une à une à un piquet autour duquel elles passeront leur journée. Dans cette campagne, nous pouvons également voir beaucoup de plantations de pruniers, dont les fruits serviront principalement à la production de Rakja ou de Slivovica, la gnole locale.
Le relief devient moins doux, et Sophie doit pousser plusieurs fois son vélo alors que de sa bouche sortent des bruits bizarres. La respiration lui semble encore une fois difficile, mais encore une fois elle fait preuve de beaucoup de courage. J'ai du oublier de préciser qu'elle n'avait encore jamais fait trop de vélo avant de venir ici, c'est donc une grande première pour elle. Première douloureuse mais non déplaisante !
Les bords de route sont encombrés de déchets. Il s'agit à la fois d'un problème de mentalité, mais aussi et surtout d'un problème d'organisation de la collecte. Ou mettre ses déchets lorsque toutes les poubelles sont pleines lorsqu'elles existent ?
Kursumlija est notre dernière ville de Serbie avant le Kosovo Après un long arrêt nous poursuivons notre route dans une large vallée. C'est dans un pré récemment fauché que nous plantons la tente. Demain nous allons au Kosovo, qui se trouve à 4 kilomètres de là. Nous avons fait 68 km.
Deuxième partie : entrée au Kosovo
Skender, responsable marketing du centre de transfusion Kosovar, nous attend à la frontière à 6h00 du matin. Passé la frontière semble donner soif, à en croire le nombre impressionnant de bouteilles en tous genres gisant sur le bas côté. Il est suivi par une voiture de sécurité. Tous deux vont nous escorter jusqu'a Pristina. Beaucoup de personnes, serbes ou autres, nous avaient prévenus qu'il n'était pas prudent de venir au Kosovo. Finalement nous avons décidé d'y aller et cette escorte est rassurante. Mais en fait il n'y a aucun sentiment d'insécurité passé la frontière. Le Kosovo nous parait même plus sécurisant que le sud de la Serbie.
Toutes les maisons sont en construction ici. Skender nous explique qu'en 1999, 80% des maisons ont été détruites. Alors les kosovars ont tout reconstruit. Nous découvrons un Kosovo en chantier. Prisitina nous accueille avec le bruit des marteaux piqueurs et des scies à métaux. Une atmosphère poussiéreuse remplie les abords de la route. Peut -être est-ce du aux trottoirs de terre, ou bien a l'usine a charbon crachant une épaisse fumée noire.
Nous sommes accueillis au centre ville par toute l'équipe de la croix rouge et du centre de don du sang et du centre culturel français (un grand merci à Maurenne!). Ils avaient invite les medias mais aucun n'est venu. On nous explique qu'ici seul 1% de la population donne son sang ce qui est le ratio le plus faible de la région européenne. Nous passerons toute la journée avec Skender et Mazllum, le directeur du centre de transfusion, partage entre la visite de centre de don, une grotte située au sud de Pristina, une conférence sur mon voyage précédent dans les Balkans et la visite du rotary club de Pristina.
Il y aurait beaucoup de choses à dire sur le Kosovo. La journée a été très riche et intéressante. Malheureusement il est déjà 6h00 du matin lorsque j'écris ces quelques lignes, et il me faut aller réveiller
Sophie pour débuter une nouvelle journée. Aujourd'hui nous allons à Prizren, toujours accompagné par Skender, un homme très souriant et passionné, qui nous parle beaucoup du Kosovo et de ses particularités... Il a donc de quoi parler ! J'espère avoir plus le temps de vous écrire ce soir
Plan du site |
Etude du Cézallier |
Limites du Cézallier |
Le Northland en Nouvelle Zélande |
L'ile du sud de Nouvelle Zélande |
Tour des Alpes à vélo |
Tour d'Europe vélo moto |
Tour de la Nouvelle Zélande à vélo |
Tour des Balkans à vélo |
Balkans et Roumanie à vélo |
Amérique du sud à vélo |
Tour du Cézallier à vélo |
stage en Nouvelle Zélande |
Liens : Hôtels et restaurants en France |
Voyageurs au grand coeur |
Livres et guides de voyages
Découvrez
mon dernier livre
Nouvelles vagabondes et mon film Good'Aventure. |
![]() ![]() |