Retrouvez le récit de ce voyage à vélo moto dans le livre 152 pages dont 8 de photos couleur. Prix public : 15 euros. DVD également disponible : 8 euros |
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Nous pensons avoir un peu plus de 150 kilomètres à faire dans cette étape. Alors je m'offre une petite grasse mat'. Je recule le réveil d'une petite heure pour me lever à 6h00. Je prends une route départementale au milieu des vignes champenoises. La D9 est la " route touristique du Champagne ". Nous quittons le jaune des céréales pour rentrer au cœur des vignes de ce vignoble réputé. Une odeur de… pesticides remplit nos narines (pas super agréable) alors que les pieds de vignes en rang très serrés nous font une haie d'honneur sur plus de cinquante kilomètres. Cette route est sympathique, mais assez fréquentée. Je me rends vite compte que nous ne sommes plus en Hollande. Les automobilistes me doublent sans se soucier de ce qui arrive en face. Je me suis fait tailler des shorts une bande de fois ! Bienvenue en France ! Quand est-ce que ce pays deviendra-t-il civilisé ? Dans notre pays, si tu roules sans moteur, tu n'as rien à faire sur le bitume. Pourtant des personnes arrivent à doubler les cyclistes correctement (en ralentissant, en s'écartant sans ouvrir la portière et sans faire une queue de poisson). C'est donc que ce doit être possible à faire, allez savoir...
Dans un virage, un... con arrive à pleine vitesse derrière moi et me klaxonne au derrière. La fatigue physique et nerveuse de ces 5 000 bornes aboutit à un magnifique bras d'honneur venant du cœur ! La voiture s'arrête nette après le dépassement. Ah ben voilà, quand on veut, on fait attention aux cyclistes ! J'explique au bonhomme qu'il n'était pas obligé de me klaxonner. Il me répond que c'était pour éviter de me faire peur. Comment lui faire comprendre que s'il roulait moins vite, il n'aurait pas à se soucier de me faire peur ou pas ? Mais il a l'air motivé pour descendre de la voiture et m'en décrocher une, alors on essaye d'être diplomate. Il faut quand même que j'arrive à Clermont en un seul morceau, et avec mes petits 65 kilos, on va rester calme ! (ah oui, j'ai perdu quatre kilos sur les routes européennes). On se sépare sans se chamailler. Pas de doute, c'était bien un con ! Figurez-vous, chers automobilistes, que la plupart des routes peuvent être fréquentées par des vélocipèdes… Alors, cohabitons ! Pour toutes les personnes qui ont du mal, je vous invite à lire une recette miracle, que vous pourrez appliquer pour doubler un cycliste.
Fabien me rejoint bien après ce petit incident, vers midi. Il nous reste à peine cinquante bornes à faire, alors on se fait une petite sieste. A l'inverse de l'ensemble du voyage, la chaleur est étouffante. Cette fin de Tour est difficile, la fatigue énorme. Les nuits sont courtes, les étapes longues et les températures élevées. Avec tout ça, forcément, ça ne peut pas être facile ! En plus le parcours est toujours très casse-pattes, avec ce relief vallonné.
Arrivé un peu avant Troyes, Fabien décide de se mettre à l'ombre dans un bois en m'attendant. Il le quitte rapidement, après qu'un homme un peu louche descende son pantalon à cinquante mètres de lui ! Fabien saute sur la moto pour venir à ma rencontre. Alors qu'il n'a fait que quelques dizaines de mètres, le type le suit en voiture… Il fait deux tours de rond point ; le type reste collé derrière lui (enfin, pas derrière derrière...). Il fait demi-tour ; le type aussi. Il refait demi-tour ; pareil. Serre les fesses Fab ! Finalement il me rejoint et on fait la route ensemble. On croise le type encore trois fois avant de ne plus avoir de nouvelles… Méfiez vous du petit bois juste avant Troyes, les fréquentations y sont un peu bizarres...
On arrive chez la famille Buisson à 19h00. Nous avons alors pédalé pendant plus de sept heures et effectué 170 kilomètres. Nous connaissons Marie-Charlotte, la fille, qui étudie à Clermont. Mais elle est en Mongolie et nous ne la verrons donc pas. C'est dingue comme les jeunes voyagent de notre temps ! La grand-mère nous attend un peu avant sur le bord de la route. Elle est notre première supporter de bord de route ! Ils nous offrent du champagne pour l'apéritif. L'accueil vaut bien celui du Rotary ! Ils ont appelé un représentant d'un journal local, histoire de faire un petit article. Comme quoi, c'est pas compliqué… Une petite photo avant d'aller manger. On prend la pose habituelle, avec nos deux bolides.
Nous passons le reste de la soirée avec cette famille, que nous ne connaissions pas avant ce soir. Encore une fois, le lit est très appréciable. Demain, on se lève pour l'avant-dernière étape...
Etape précédente : Bruxelles - Reims
Etape suivante : Troyes - Dornes
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