Julien Leblay...
  Voyages sur terre
Accueil    Actualité    Contact    Facebook
Tour du monde à vélo
Conférences/festivals
Mes livres
Photos
Voyageurs au grand Coeur
6 mois en Nouvelle-Zélande
Le Cézallier (Etude/photos)
Référencement internet
Mon CV
Liens
Plan du site

Tour des Balkans et Roumanie à vélo


Serbie - Kosovo - Albanie - Macédoine Bulgarie et Roumanie


Jour 7. Shkoder - Tirana.
Etape de transition

Après avoir vaqué à nos activités normales, nous quittons Shkodar à 17h30. Shkodar est une ville intéressante mais relativement pauvre d'apparence. Les moteurs ronflent, les klaxons gémissent, les mobylettes transportent des familles entières, les vélos des dames sur le porte bagage. Tout cela circule dans la plus parfaite anarchie mais avec beaucoup de fluidité néanmoins. A un rond point, un policier est posté et regarde toute cette agitation. Quel est son rôle, alors que les vélos et voitures roulent à gauche ou au milieu, à droite parfois ? Il veille juste à ce que tout cela se fasse sans accident, dans le respect de l'autre à défaut de règles. Le soir on fait griller des mais sur les trottoirs alors que des poules se nourrissent dans les ordures et les vaches dans les parcs.

Après la montagne, c'est la plaine qui prend le relais. Nous décidons de nous avancer ce soir d'une trentaine de kilomètres. Nous avalons de grandes lignes droites avec frénésie. Berengère affiche un grand enthousiasme a pédaler de nouveau. Elle découvre l'Albanie et cela la fascine. Après 45 kilomètres, nous nous arrêtons sur une plage à 5 Km de la route principale. Nous arrivons juste a temps pour profiter du coucher de soleil. Trois bunkers (on en compte environ 700 000 en Albanie) font face à la mer adriatique, guettant l'ennemi qui ne viendra jamais. Nous plantons la tente ici alors qu'autour les discos font fureur et ne nous laisserons tranquille qu’à une heure de matin. Elles sont alors aussitôt relayées par des chiens errants.

Nous nous levons finalement à 4h30 après une brève nuit et nous reprenons le vélo. La route se poursuit avec d'interminables lignes droites qui n'ont comme unique point de mire d'énormes panneaux publicitaires rouges Vodafone. Autour, on s'intéresse aux maisons albanaises. Beaucoup sont colorées d'une façon très vive, jaune, vert ou rouge. Elles ont sur leur toit une cuve d'eau en métal ou plastique. On nous a expliqué que c'était une réserve d'eau qui permettait d'avoir de l'eau durant les coupures d'électricité. Et des coupures il y en a beaucoup, car toute l'électricité dépend du niveau des lacs de montagne. Or il fait très chaud et l'électricité vient à manquer avec l'eau. Ainsi des restrictions sont opérées dès maintenant, avec des coupures par secteurs de quelques heures par jour. S'il ne pleut pas, alors il risque d'y avoir de sérieux problèmes en septembre... A voir.

Nous pouvons également voir à côté des marchands de pastèques, d'autres albanais découpent des cochons entiers au bord de la route. Ils aiguisent les couteaux et préparent des morceaux de choix qu'ils pendent sur leur étalage, en attendant les amateurs...

Nous arrivons à Tirana à 9h30. L'entrée de la ville est chaotique. Les lignes blanches disparaissent, les trous réapparaissent. Il nous faut faire sept kilomètres pour arriver au centre. Autour de nous, des commerces en tous genres, des laves auto en grand nombre, des vendeurs d'enjoliveurs. Puis une odeur d'huile très forte, une pollution nettement plus perceptible. Enfin, une large avenue à 4 ou 5 voies selon comment on se sert. Nous arrivons finalement au pied de la statue de Skaenderberg, valeureux chef albanais, et de la mosquée d'Et'hem Bey, une des plus anciennes du pays, épargnée par la dictature. Tout autour de cette place les façades sont peintes en jaune vif. Il nous est plus difficile de circuler dans Tirana mais cela se fait cependant sans incident. Il suffit juste de montrer fermement ses intentions et d'avancer lentement. Peu à peu nous nous faisons à leur conduite. Il nous faudra cependant impérativement perdre tous ces mauvais réflexes de retour en France si on ne veut pas avoir de problème ! Assis à la terrasse du café de l'opéra, des jeunes vendeurs de cigarettes, stylos, portefeuilles ou housses de téléphone viennent nous solliciter. Ils ont une dizaine d'années.

A deux heures aurait du être organisé un événement médiatique sur la grande place. Malheureusement les gens de la croix rouge ne sont pas là. Nous n'avons pas de nouvelles d'eux. La situation du don du sang en Albanie est pire que celle du Kosovo. Si dans ce dernier pays seul 1% de la population donne son sang, ici on en compte bien moins. Sur les 3,5 millions d'habitants que compte l'Albanie, seul 3000 personnes ont donné leur sang l'an passé. Lors d'une journée normale, aucune personne ne vient donner son sang d’une façon spontanée. Le don du sang n'est volontaire que depuis un an et demi. Avant cela, les donneurs étaient rémunérés. Ainsi, le système a changé, dans le bon sens, et il faut maintenant communiquer autour de cela. Mais les responsables de la croix rouge ont bien du mal à sensibiliser les personnes à ce geste.

Comme hier nous allons partir ce soir pour nous avancer pour demain. Nous pensons faire une trentaine de kilomètres avant la nuit.


Lire la suite du voyage à vélo : Tirana - Qukes.





Plan du site | Etude du Cézallier | Limites du Cézallier | Le Northland en Nouvelle Zélande | L'ile du sud de Nouvelle Zélande | Tour des Alpes à vélo | Tour d'Europe vélo moto | Tour de la Nouvelle Zélande à vélo | Tour des Balkans à vélo | Balkans et Roumanie à vélo | Amérique du sud à vélo | Tour du Cézallier à vélo | stage en Nouvelle Zélande |

Liens : Hôtels et restaurants en France | Voyageurs au grand coeur | Livres et guides de voyages

Webmaster : Julien Leblay
e-mail: juleblay@gmail.com



 
Découvrez mes livres

Nouvelles vagabondes vélo
et autres petites histoires cyclopédiques(Auto-édité, 2013)


Le tao du vélo
Petites méditations cyclopédiques(Editions transboréal,2010)


Cap sur Ushuaia
11000 km à vélo en Amérique du sud (2009)


Ballade cyclobalkanique
5300 km à vélo pour le don du sang (2006)


Voyage du bout du monde
2750 km à vélo en Nouvelle-Zélande pour le don du sang (2005)


Découvrez mon dernier livre Nouvelles vagabondes et mon film Good'Aventure.
Projections en France : demandez-le programme.