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Tour d'Europe vélo moto ; 5433 km pour le don du sang.

Retrouvez le récit de ce voyage
à vélo moto dans le livre

"Tour d'Europe vélo moto"


152 pages dont 8 de photos couleur.
Prix public : 15 euros.
DVD également disponible : 8 euros
Tour d'Europe vélo moto. 54300 kilomètres à vélo et moto pour le don du sang

Vingt quatrième étape : Berlin - Burgdorf, 282 km.

Je me lève à 5h00 ce matin. Pas moyen de dormir. Nous avons de nouveaux voisins de camping, très bruyants. Nos trois jeunes adolescents ont décidé de faire nuit blanche... Pas très sympa d'en faire profiter toute la communauté. On leur aurait bien mis trois claques avant de partir, et aux parents également. On n'a pas idée de laisser ses gosses foutre le bordel toute une nuit dans un camping...

Je quitte le camping un peu avant 6h00, en fusillant du regard nos jeunes Allemands irrespectueux et en leur laissant un dernier " shut up ". J'ai une envie folle de leur montrer mon mécontentement. Mais je me dis que ce serait de l'énergie perdue inutilement. Alors je les quitte, désespéré de voir que j'ai dû, moi aussi, passer par ce stade "très con" quand j'étais gamin... Pourquoi ne font-ils pas du vélo ces jeunes ? Ils penseraient plus à occuper leur nuit en dormant !

Une dure étape s'annonce. Le tendon droit ainsi que le mollet du même côté tirent un peu. Je joue la carte de la prudence en faisant tourner les jambes lentement, sans trop forcer. Le but est de finir le Tour à présent. Mais de longues étapes nous attendent, et il faut préserver le bonhomme. Je me suis levé avec beaucoup d'appréhension. La fin de ce Tour s'annonce terriblement difficile. J'espère que ce fichu tendon va arriver jusqu'en Auvergne en un seul morceau. Finalement, ça a l'air de bien tenir. Il faut dire qu'on s'est bien reposé hier.

Au bout de quelques kilomètres, alors que la brume n'est pas encore dissipée, je croise la route d'oies sauvages en migration. Leurs cris me replongent dans le merveilleux film "Le peuple migrateur". La liberté dans toute sa splendeur ; le défi physique chaque année renouvelé, nécessaire pour vivre et se reproduire. Ces pensées me renvoient à notre périple. Après un mois et demi de migration, et plus de 5 000 kilomètres, on revient au bercail. Tout un symbole… Au bout d'un quart d'heure passé à contempler et écouter ces pèlerins, je me remets en selle, regrettant de ne pas pouvoir voler pour les suivre dans leur long voyage.

Fabien me rejoint vers 11h00. Le premier ravitaillement de la journée, après une centaine de kilomètres. Je pars avec suffisamment d'eau le matin pour permettre à Fabien de se réveiller deux heures après moi. Nous sommes dans la grande plaine du nord de l'Allemagne. Les paysages sont assez monotones. Des céréales, beaucoup de céréales, des moissonneuses, de grosses moissonneuses, et des éoliennes, de belles éoliennes ! Des forêts viennent régulièrement se mêler au décor, histoire de nous faire un peu d'ombre. Car il faut le dire, on a eu une belle journée aujourd'hui ! C'est si rare qu'il est bon de le souligner.

Vers 15h00, un énorme nuage noir se dresse devant nous. Orage droit devant ! Ca nous rappelle les camions slovaques. Lorsqu'on les voyait arriver en face, on voyait ce gros nuage noir sortir du pot d'échappement. Alors on se dit qu'on va se le prendre en pleine gueule, et qu'on ne peut pas y échapper ! Fabien n'a pas le temps de fermer la valise qu'il se prend des seaux d'eau sur la tête. Finalement on s'abrite dans un abri bus. Dix minutes après le déluge, le soleil réapparaît. Je pars devant alors que Fabien s'arrête dans un cyber-café pour actualiser le site.

Après Wollfsburg, Fabien se trompe de route. Il se retrouve perdu dans les bois, au milieu de nulle part... L'aventure ! Il emprunte de nouveau des chemins, traverse un ruisseau... Il doit arrêter un coureur du dimanche pour lui demander où se trouve le bitume le plus près. Finalement il me rejoint, en entier, et sans trop de boue sur la moto. Nous arrivons au camping à 20h30. On a fait 282 kilomètres, et 11 heures 45 minutes de vélo, avec seulement 2 heures 30 de repos dans la journée. Il s'agit de la plus grosse étape du Tour, mais on n'a pas encore fait les 300 kilomètres. Une chose est sûre, on va bien dormir cette nuit... Le camping a l'air d'être calme en plus, donc tout va bien. Il suffit juste d'attendre que l'orage cesse ! Il n'arrête pas de pleuvoir dans cette Europe ! Demain nous quittons l'Allemagne pour rejoindre la Hollande. Le relief est encore très plat. Cette plaine immense est interminable. On trouve bien de temps en temps des petites bosses, histoire de se mettre en danseuse et de soulager les fesses, mais c'est pas l'Alpe d'Huez.

Etape précédente : Cybinka - Berlin                                                           Etape suivante : Burgdorf - Dunekamp



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