Retrouvez le récit de ce voyage à vélo dans les Balkans dans le livre 244 pages dont 10 de photos couleur. Prix public : 15 euros. |
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Départ 7h00, je suis dans les temps ! Je quitte le "Kamp Polje". Pensez y si vous venez dans le coin ! A Slavo, je fais mes courses. Chose tout a fait banal jusque la. Mais cette fois ci, il me faut du papier toilette... Il ne s'agit pas d'un produit que l'on vous vend à l'unité. Ici, c'est par paquet de 4, minimum. Il m'en faut un, maximum. Je ne peux pas en transporter plus, faute de place. Je n'ai pas d'autre choix que d'acheter un paquet en entier. M'en voila bien embarrassé... Je me présente alors avec le plus beau de mes sourires a la première demoiselle venue, très charmante. Son charme ne m'étant pas indifférent, je lui demande si elle accepterait une cadeau de ma part, chose qu'elle accepte volontiers. Et voila comment je me suis vu offrir a la plus jolie des demoiselles, trois rouleaux de papier toilette au doux parfum de pêche, en ce beau matin de juillet...Bon, ce ne sont pas des roses mais ça sent la pêche, ce qui n'est déjà pas si mal... Je m'en vais sur mon vélo, laissant cette demoiselle pantoise avec trois rouleaux de papier toilette dans les mains. Peut-être racontera-t-elle avec beaucoup d'émotions à ses copines cette fabuleuse rencontre avec un cyclovoyageur d'un grand romantisme. De mon côté c'est la première fois que je fais un tel cadeau à une demoiselle, et je me suis senti d'un ridicule... Mais que voulez vous, je n'aime pas le gaspillage. Et évidemment, je ne lui ai pas dit que j'étais français, mais italien. Chers concitoyens, notre honneur est sauf !
Je quitte la route principale pour un chemin de pierre à Doli. Enfin la tranquillité ! Mais le chemin est une horreur pour le vélo On ne peut pas tout avoir. J'évolue alors au milieu des petites vignes et oliviers, tout près de la mer. Plus loin, quelques maisons et le bitume. Mais aussi un panneau à ma droite qui me ramène a une des tristes réalité de la |Croatie : terrain mine.
Me voilà sur la péninsule de Peljesac. Après avoir passe Ston et son château et ses impressionnants remparts, la route devient un calvaire. Il fait chaud, il n'y a pas d'arbre, la route s'élève encore. J'ai l'impression d'évoluer dans un désert. Peut-être est-ce du a cette montagne a ma gauche, où aucun arbre ne peut y pousser. Ou bien à ces cactus sur le bord de route, encore trop petit pour pouvoir me faire de l'ombre. Ou bien encore à ce soleil, haut dans le ciel bleu, chauffant mes muscles et le bitume. Ou alors ce sont les 180 kilomètres de la veille qui transforment de petites lignes droites en corridors interminables, où le chant des cigales se transforme en ricanement.
Je suis épuisé. Il est 14h00. J'ai fait 80 kilomètres. Je me rends à Sresen où est indiqué un camping sur ma carte. Mais de camping il n'y a point. Peut-être y en avait il un, la où ces deux caravanes pourrissent dans l'herbe haute. Ou bien là, à côté de ces toilettes entièrement détruites. Il fait chaud et je pense à la descente effectuée pour venir jusqu'ici. Descente qu'il me faudra remonter... Et voila comment j'en suis emmené à commettre le pêché le plus cruel, l'irréparable. Un pêché qui vous reste dans le ventre pendant de longues heures
- Je prendrai un Banana Split s'il vous plait.
D'abord la crème fraîche, onctueuse. Puis la glace, rafraîchissante. Vient ensuite la banane, sans quoi ce ne serait pas un banana split. Enfin, le chocolat, fondant... Mais alors, où est le mal dans tout cela ? Le fait est que, une fois terminé, il est là, bien cale au fond de votre estomac, et vouas avec au fond de la chaise. Impossible de se lever. Gravir une cote à vélo ? N'y pensons pas ! Et pourtant il le faut bien. Alors cette montée me sert de confessoir. Promis, je ne prendrai plus de banana Split avant d'avoir termine une étape Oui, promis, la prochaine fois je prendrai un pivo ! Quitte à zigzaguer, autant le faire d'euphorie que d'indigestion !
La montée est un supplice. Je zigzague, j'ai la tête qui tourne, je ne sais plus où je suis. Je maudits cette journée de canicule et cette gourmandise. On m'avait promis une jolie île, je n'ai vu que d'interminables montées sous un soleil de plomb.
J'arrive à Trstenik en état de décomposition avancée. Je demande à deux charmantes allemandes où se trouve le camping. Elles me l'indiquent, au milieu de la cote que je viens de descendre. J'ai loupe le panneau... Mais elles ne me laissent pas partir comme cela. Elles semblent fascinées par mon corps saillant et svelte...D'abord mes cuisses, apparemment à leur goût.
- Oui, si vous voulez, vous pouvez toucher...
Elles ont l'oeil pétillant. Puis mon torse. Elles le trouvent bien blanc par rapport à mes cuisses. Je leur montre alors mes pieds sortis de mes sandales. Elles explosent de rire. Je ne leur montrerai pas mes fesses. Il est impoli de montrer son derrière à des dames de plus de 60 ans...
Au camping, je passerai la soirée avec un groupe de 4 français de Nîmes. Généralement j'évite de rencontrer des français lorsque je suis à l'étranger. J'en vois assez quand je suis en France. Mais aujourd'hui j'avais besoin de voir du monde et de parler français... Et puis un petit Ricard, ça ne se refuse pas !
Etape précédente : Kotor - Zaton Etape suivante : Trstenik - Hutovo
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