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Cette étape doit être la plus longue du Tour, mais aussi la plus ennuyeuse. La plaine du Pô est désespérément monotone. Mis à part une petite portion de trente kilomètres après Turin, nous n'avons pas vu une seule montée. Des champs de maïs, des rizicultures, des plantations de peuplier noir, des céréales et des moissonneuses (déjà !)… et des voitures, des camions, et cette ligne blanche sur le bord de la route. Voici un bon résumé de la journée.
Au dernier ravitaillement, Fabien me voit arriver, livide, épuisé. Comme il n'y a pas de camping dans les cinquante kilomètres aux alentours, il trouve un hôtel pas trop cher à dix kilomètres de Mantova. Le patron est enchanté de voir arriver chez lui un motard croulant sous une tonne de bagages. Fabien lui explique que son collègue arrive à vélo. Il ne parle pas trop bien français ni anglais, mais avec des gestes, on arrive à dire beaucoup en Italie :
- Pourquoi faites vous cela ?
- Pour le don du sang. Nous organisons des collectes pour notre passage.
- Alors je donne là, tout de suite !
- Non, vous affolez pas, on n'a pas les aiguilles !
Un autre Italien de l'hôtel parle mieux français.
- Et alors, ça vous rapporte ce voyage ?
- Non non, c'est du bénévolat, spécialité française. Vous n'avez pas ça en Italie !
Les personnes que nous rencontrons sont très sensibles à notre action. Ce voyage impressionne beaucoup, de part le kilométrage prévu, mais également par cet équipage un peu bizarre, et ce motard chargé comme un camion avec un drapeau flottant au vent. Les Italiens sont beaucoup plus ouverts que les Français. Ils vont plus facilement vers nous pour savoir ce que nous faisons. Cela nous permet de faire des rencontres très éphémères mais toujours très sympathiques. Et nous espérons que ces personnes soient, par notre passage, un peu plus sensibilisées au don du sang. Si deux français font un périple de la sorte, et viennent jusque chez eux, alors peut-être que ce geste est vraiment important… Il l'est !
Cette étape a été éprouvante. Il s'agissait du défi dans le défi. 280 kilomètres ont été parcourus en 9h40, soit une moyenne de 29 km/h. Je n'avais jamais parcouru une distance aussi grande, et la moyenne est relativement élevée (ce sera l'étape la plus rapide du Tour). La chaleur étouffante n'a pas facilité les choses. Je suis un peu déçu de ne pas avoir parcouru les trois cent kilomètres. C'était le jour ou jamais.
De son côté, Fabien a galéré avec la moto. On s'est réveillé à 5h00 du mat'…c'était dur de manœuvrer ce tank ! Et puis en Italie, un motard qui ne roule pas vite (80 km/h) est aussi bien considéré qu'un vélo… Autant dire pas considéré du tout ! Petite consolation : la barre des mille kilomètres a été dépassée. Un cinquième du parcours a été effectué...
Comme je m'ennuyais en pédalant, je me suis amusé à compter les coups de pédale. Avec une moyenne de 160 par kilomètre, on arrive à un total de 44800 coups de pédale pour l'étape. Mais ça, c'est juste pour la jambe droite ! La gauche suit le mouvement, et en fait autant. Ca fait environ 90000 coups de pédales donnés pendant cette journée… On va bien s'étirer si on veut repartir demain !
Etape précédente : Briançon - Turin Etape suivante : Mantou - Venise
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